Pourquoi faire un choix aussi opposé à la notion de ron-ron de notre société dite moderne?
Le goût du voyage, de la découverte, de la rencontre, du changement et surtout la présence de deux enfants en « bas » âge, nous ont entraînés dans cette aventure. D’abord uniquement conceptuelle, elle est devenue concrète même si ce n’est pas ce côté que nous avions imaginez. Nous souhaitions connaître cette confrontation (positive) d’une autre culture, d’un challenge humain ouvert vers des perspectives inconnues…(nous allions être servis)
Notre première attente se situait à l’Ouest, au pays de l’Oncle Sam – patrie d’adoption de Kath – où elle a vécu de grands moments et rencontré des personnes extraordinaires. En dépit de l’investissement personnel qu’elle a pu consacrer, la situation économique mondiale, nous a malheureusement convaincu que le potentiel n’était pas à l’Ouest mais à l’Est. Soit, nous rêvions de différences, il était de bon ton de commencer par nous-mêmes, à savoir accepter aussi une part de risque et de dépaysement sachant que nous allions imposer à nos loulous des changements gigantesques.
Un monde global se présente à nos enfants, un monde que nous devons leurs permettre d’appréhender d’abord, de comprendre ensuite pour en faire réellement partie et en devenir des membres à part entière.
Nous étions aussi un peu « fatigués » de cette Belgique où tout semble compliqué, où entreprendre devient si difficile, où les querelles puériles et stupides de nos pauvres politiciens ne représentaient vraiment pas l’exemple que nous voulions montrer à nos enfants.
Après des soirées et des soirées à échanger, à réfléchir, à partager, nous avons dit « oui » à l’aventure, avec un petit « a » car nous allions partir dans des conditions optimales.
La destination devenait Singapour, la ville état, grande comme le Brabant Wallon et peuplée de 6,5 millions d’habitants. Un petit choc pour les « banlieusards » que nous sommes.